Cinéma

Dimanche 29 juin 2008

Vous avez remarqué cette année ? Les films de zombies sont tournés façon Projet Blair Witch !

Même si c'est toujours le divertissement qui prime, ça ajoute une dimension quelque peu intellectuelle à ces films d'horreur :  spectateurs / voyeurs ; une vérité / des vérités ; pathos / indifférence envers des images cruelles, etc...

DIARY OF THE DEAD [REC]
Un film de George Romero Un film de Paco Plaza,
Jaune Balaquero
 
 
 

Bande-annonce
 

Bande-annonce
 

Extrait sur les médias
 

Réaction du public
Résumé
Des étudiants en cinéma tournent, dans une forêt, un film d'horreur à petit budget, lorsque la nouvelle tombe au journal télévisé : partout dans le pays, on signale des morts revenant à la vie.
Témoins de massacres, de destructions et du chaos ambiant, ils choisissent alors de braquer leurs caméras sur les zombies et les horreurs bien réelles auxquels ils sont confrontés afin de laisser un témoignage de cette nuit où tout a changé.

Le maître d'un genre
George A. Romero est (faut-il le rappeler ?) le créateur d'une saga devenue non seulement culte au fil des années, mais aussi un genre à part entière. La Nuit des morts-vivants, sorti aux Etats-Unis en 1968, alors en pleine guerre du Viêtnam, fit l'effet d'une bombe. En 1978 (mais seulement en 1983 en France), il récidive avec Zombie, dans lequel le cinéaste distille une féroce critique de la société de consommation. Suit Le Jour des morts-vivants en 1985; dans une période où il a déjà du mal à financer ses films. En 2005, fidèle au genre qui a fait sa gloire, il frappe une quatrième fois avec Land of the dead (le territoire des morts); un volet notamment porté par Asia Argento, Dennis Hopper et John Leguizamo. Diary of the Dead est donc le cinquième volet de la saga...En attendant un hypothétique sixième opus, qui serait selon le cinéaste, axé "sur la religion et les relations tribales".

La toute puissance des médias ?
La parole à George A. Romero : "J'aime bien me pencher sur le sujet. D'autant qu'aujourd'hui, chaque fois que l'on a une "information", il me semble qu'il s'agit surtout d'une vision de cette information et non de la véritable information. Je pense que les médias, au lieu de nous donner de l'information brute, ne cessent de l'interpréter et de la déformer. Et donc on nous donne un jugement de l'information. Ce qui est intéressant avec l'internet, c'est qu'on peut au moins recouper sous plusieurs angles la même information et donc parvenir à une certaine "vérité" sur cette information. Avec la télé, vous devez subir le message que telle ou telle chaîne veut faire passer. Mais bien sûr, il faut faire attention à ce qui se trouve sur l'internet car il y a tout de même une sacré cohorte de dingues avec des blogs de toute sorte qui racontent n'importe quoi." Et d'ajouter : "C'est effrayant comment on peut faire croire n'importe quoi à n'importe qui avec un beau site et de belles promesses. Et puis je trouve que l'internet, la télé et les médias en général tribalisent de plus en plus les gens en société. On assite à une segmentation de la population en centaines de petites tribus qui refusent de faire "un", de mettre en commun. De plus en plus, c'est chacun pour soi et chez soi. Cela devient vraiment dangereux et on va très vite perdre le sens de notre humanité... Donc c'est tout ce que je dénonce dans mes films. Avec évidemment un maximum de scènes gores pour vous distraire entre deux discours politiques."

allocine.fr
Résumé
Angela est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit.
Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu'au coup de fil d'une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D'horribles cris ont été entendus dans l'appartement de la vieille dame. Angela perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine... Elle n'imagine pas à quel point !

Un cauchemar en direct !
Avec [Rec], les réalisateurs Jaume Balaguero et Paco Plaza expliquent avoir voulu "construire le cauchemar le plus crédible possible, une expérience terrifiante qui pourrait garder le public le plus captif possible. On a donc décidé de raconter cette histoire comme un reportage télévisé en direct, de tourner en "live" avec l'horreur qui survient en temps réel, sans possibilité de stopper le récit. L'idée était de laisser l'action se développer devant les yeux du spectateur. Comme si tout ce qui se passait à l'image était VRAIMENT EN TRAIN de se dérouler, avec le minimum d'élipses temporelles."

La télé-réalité comme modèle
Jaume Balaguero explique s'être inspiré de l'univers de la télé-réalité pour [Rec]. "Nous avons pensé que la clef résidait peut-être dans la manière dont sont construits certains programmes destinés au petit écran", explique le cinéaste. "Il fallait que notre film soit le plus réaliste possible, que l'histoire paraisse se dérouler en direct, un peu à l'image d'une émission de télé-réalité." Paco Plaza, le co-réalisateur de [Rec], poursuit dans ce sens : "Nous étions convaincus qu'en nous inspirant des artifices propres à la télévision, nous serions en mesure de créer un film d'horreur différent, et bien plus effrayant, de ceux qu'on a l'habitude de voir."

Une bande-annonce vécue de l'intérieur
La première bande-annonce de [Rec], particulièrement originale, a grandement participé au buzz entourant le long métrage. Elle ne dévoilait aucune image mais filmait les réactions des spectateurs durant les avant-premières du film à l'aide de caméras infrarouge. Un choix étonnant et efficace qui s'avère particulièrement attractif pour ceux qui aiment avoir peur au cinéma : s'y succèdent en effet des plans de spectateurs sursautant, se cachant les yeux et hurlant à tout-va.

allocine.fr

Personnellement, j'ai préféré le Roméro. Peut-être parce que j'ai vu Diary of the Dead en V.O et [REC] en V.F, avec un doublage très mauvais... Mais aussi tout simplement parce que le "pourquoi du comment" gâche toujours ce genre de films... Bref, les scènes explicatives dans [REC] ne m'ont pas plu !

Et pour élargir le cercle des films caméra au poing, on peut tenter d'élaborer une petite liste des films d'horreur ou catastrophes filmés ainsi :
- Le Projet Blair Witch
- Cloverfield
- [REC]
- Diary of the dead

Si vous en avez d'autres, faites vos propositions par commentaires, je les ajouterais !

D'ailleurs, si vous voulez encore élargir cette liste, vous pouvez me proposez une liste de tous les films apocalyptiques ou post-apocalyptiques qui vous viennent à l'esprit.
Par apocalyptiques, j'entends les films de fin du monde  (une fin du monde dûe à des attaques de zombies, d'extraterrestres...ou dûe à des phénomènes naturels) On peut ajouter également les films qui se déroulent après le phénomène apocalyptique, où les règles de survie sont toujours de mise et le monde se reconstruit, souvent différemment... A VOS CLAVIERS !
Par Darkoliv
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Lundi 31 mars 2008

 


Funny Games (1998)

Funny Games U.S (2008)

Une famille composée d'un couple et de leur enfant passe ses vacances au bord d'un lac. Deux jeunes hommes leur rendent visite sous un prétexte futile. Ils les sequestrent et les assassinent un à un.

Alors qu'ils passent de paisibles vacances près d'un lac, George et son épouse Anna reçoivent la visite de deux adolescents, qui vont les séquester et les torturer à mort.





Funny Games US (2008) : Remake d'un film choc
En 1997, Michael Haneke réalisait Funny Games, son quatrième film pour le grand écran.
Présenté en compétition cette année-là lors du Festival de Cannes, le film suscita dégoût et admiration, mais ne pouvait laisser insensible. D'où le scandale et la réputation sulfureuse -sans doute à juste titre- de Funny Games. Dix ans plus tard, Michael Haneke réalise au Etats-Unis le remake de son film le plus commenté et peut-être le plus malsain.

Copie conforme
Funny Games est un remake d'une fidélité extrême par rapport au film original, au plan près peut-on même dire. La production du remake a d'ailleurs réutilisé les modèles du film de 1997 : le décor principal de la maison a ainsi été recréé dans les mêmes proportions que celui de la première version...

Mon avis perso
Funny Games US est une vulgaire vidéocopie de la version autrichienne. Aucune imagination de la part de Haneke, comment justifier de refaire EXACTEMENT le même film 10 ans après en changeant simplement le casting, si ce n'est dans un but commercial ? J'ai adoré la version autrichienne qui s'avérait être un huis-clos à la fois violent et silencieux ou rien n'était montré, mais intensément suggéré. Quand sera-t-il de cette copie conforme ??? Franchment, je ne comprends pas comment Haneke a pu s'abaisser à faire ça... En plus, la bande-annonce américaine fait passer Funny games pour un remake d'Orange mécanique avec la musique classique à fond dans les scène violentes... Ri-di-cule ! D'autant que dans la version autrichienne, la musique classique était au contraire dans la période où je vais bien, tout va bien... Après, quand ça dégénère, c'est du Hard Rock qui passe...

Bref, un film à boycoter !!!
Source : Allociné
Par Darkoliv
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Mardi 4 mars 2008

Sophie Marceau, c'était mon fantasme féminin quand j'étais ado... si, si !
Et en 1999, c'est le drame :
Bourrée ? Sous amphètes ? Clone de Jean-Claude Van Damme ?
Ca restera un mystère... gravé dans les annales !



Bref, entre cette scène, sa filmographie hyperdécevante, et son autre grande honte à Cannes en 2005
(cf vidéo ci-dessous !),Sophie a fini par m'indifférer totalement...



Et pourtant... elle a réussi à de nouveau m'intéresser... (Enfin... C'est un bien grand mot... en fait, disons plutôt que j'ai juste cliqué sur son nom dans Yahoo people... ^^)

Bref, voici ENFIN l'article qui l'a fait remonter dans my esteem, héhé !

Sophie Marceau quitte le JT de TF1 à cause de Le Pen
mardi 4 mars 2008 9h56. par Actualite-de-stars.com


Elle a brusquement quitté le plateau du journal de 20h de TF1 à cause de la présence de Jean-Marie Le Pen.

Sophie Marceau était l’invitée hier soir du journal de Patrick Poivre D’Arvor, à 20 heures sur TF1, pour faire la promotion du film « Les femmes de l'ombre », de Jean-Paul Salomé.

Mais peu de temps avant de se livrer à l’interview de PPDA, l’actrice a brusquement quitté le plateau du journal télévisé. La cause : Jean-Marie Le Pen, qui était aussi invité à s’exprimer dans le JT de TF1. Selon Jean-Marc Morandini, Sophie Marceau aurait refusé de se retrouver dans le même journal que Le Pen. Bien qu’il n’était pas prévu que les deux personnalités se retrouvent ensemble à l’antenne, le simple fait d’avoir d’être présente dans le même édition aurait suffit à précipiter le départ de l’actrice.


Voilà c'est tout ! A vous de juger ! Moi en tout cas, j'ai apprécié sa réaction sur ce coup là !
Par Darkoliv
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Mercredi 23 janvier 2008
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Un résumé-critique-spoiler de psykokwak.livejournal.com :

Comme Alice traversons le miroir ou, ici, les frontières, qu’elles soient culturelles, politiques, territoriales, de ce coté-ci en l’Europe ou de l’autre côté du Bosphore. Avec un scénario bien construit aux entrelacements multiples, Fatih Akin suggère une vision optimiste de la nécessité du métissage, de la rencontre de l’autre. De Brême à Istanbul, d’Hambourg à Trabzon et à travers six personnages le film esquisse cette Europe en devenir, prise dans ses contradictions et ses espoirs.

A Brême donc, Ali un immigré turc âgé se prend d’amour pour Yeter, une compatriote qui « vend du plaisir ». Il l’accueille chez lui, et en échange de quelques gâteries domestiques lui offre le gîte et le couvert. Il faut dire qu’il est veuf depuis belle lurette et que Nejat, le fiston, a réussi l’intégration sociale en devenant prof de littérature allemande à l’université. Patatras, le père trop excité d’avoir à demeure une femme, s’enivre et expédie Yeter dans l’autre monde. On venait d’apprendre qu’elle était sans nouvelle de sa fille Ayten restée à Istanbul. Nejat accompagne le cercueil et s’installe à Istanbul pour rechercher Ayten dans l’espoir de l’aider pécuniairement et culturellement. Ce serait en quelque sorte payer la dette du meurtre maternel. Las, Ayten qui milite dans un groupuscule révolutionnaire kurde a du quitter son pays et se réfugier illico presto à Hamburg. Rapidement isolée elle se met en quête de sa mère en vain... Elle rencontre (Char)Lotte qui l’héberge. Les deux jeunes femmes tombent amoureuses l’une de l’autre. Les lois de l’hospitalité teutonne étant restrictives, Ayten doit retourner en Turquie où elle est incarcérée pour ses activités politiques antérieures. Lotte lui court après jusqu’à Istanbul où elle est tragiquement tuée. La mère de Charlotte décide à son tour de séjourner au bord de la Corne d’Or. Dans un magnifique mouvement de réconciliation et de pardon avec Ayten, elle permet à son tour la réconciliation entre Nejat et son père. Le film se découpe en trois chapitres : la mort de Yeter, la mort de (Char)Lotte , et enfin de l’autre côté. Deux sacrifices et un pardon. Point de surprise à voir le dénouement se réaliser au moment de la fête de Bayram qui commémore le sacrifice d’Abraham.

Ce film qui flirte avec le mélo tout en restant très digne exprime un bel espoir dans ce métissage qui sauvera notre humanité. A l’époque de la mondialisation économique, les peuples frileux ont trop tendance à privilégier le repli identitaire. Fatih Akin, produit de deux cultures, rappelle avec conviction la nécessité du mélange, de s’ouvrir à l’autre. On pourra trouver le propos rêveur, utopique mais enfin pour une fois qu’un représentant de cette mixité délivre un message optimiste ne gâchons pas notre plaisir. Toutefois la mort, ou tout simplement le principe de réalité vient rappeler le difficile et long cheminement pour atteindre l’autre côté. A propos de cheminement le réalisateur use des balades en train, en voiture, même les cercueils voyagent. Eux ils franchissent sans encombres les frontières.

Ce film a même un côté altersexuel. La passion amoureuse des deux femmes se déploie avec bonheur, sans nulle trace de critique. On pourra objecter que la mère est réticente à cette amour naissant et passionnel, mais n’est-ce pas cette mère allemande qui va tendre la main. Beau symbole de la main tendue. En revanche la vie sentimentale de Nejat s’avère réduite. Est-ce parce qu’il s’est totalement investit dans ses études, façon à lui de rembourser son père des sacrifices consentis pour son éducation ? Mon sentiment est que la réussite de son métabolisme culturel serait contrebalancé par un « raté » affectif. Les jeunes filles fusionnent l’affectif et le culturel, épargnées des dettes du passé.
Par Darkoliv
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